I have a dream



Flash-Back : épisode 3

J’ai dû faire un petit malaise. La chaleur, sans doute. Rien de grave, je me sens beaucoup mieux. Mes paupières sont lourdes. Je garde les yeux fermés et je réfléchit un peu. Je suis allongée sur un sol glacé. C’est drôle, je suis tombée en plein soleil, la terre devrait être plus tiède que ça… Ce qui veut dire…Oh non ! La prof a dû me découvrir dans les pommes et… on m’a déplacée à l’interieur ! Ce doit être ça… Maintenant je suis cuite, je vais être collée pour le restant de mes jours ! Je ferai mieux de faire semblant d’être évanouie encore un peu, moi.
Soudain, je remarque quelque chose : il n’y a pas un bruit. Étrange.
J’entr’ouvre prudemment un oeil. Je ne me souvient pas avoir vu cette pièce haute de plafond lors de la visite. Mais, avouons-le, je n’ai pas été très attentive. Un immense bas-relief orne les murs, comme s’il racontait une histoire, mais pas trace de mon groupe : ni Mlle Berger, ni Matthieu, ni aucun autre elève. Pas de guide non plus. Je me redresse. Je suis dans une sorte de temple romain, rectagulaire, immaculé. De l’encens brule dans des coupes de bronze posées à même le sol. Peut-être une reproduction grandeur nature ? Je me relève et fais quelques pas vers ce qui semble être un autel, surmonté d’une statue représentant une grande femme au visage doux, encadré de courtes boucles de marbre, enroulée dans une tunique longue qui tombe à ses pieds nus en grands plis de pierre ; elle porte dans une de ses mains blanches une gerbe de blé et dans l’autre une serpe. Je reste ainsi plusieurs minutes, le visage tourné vers la déesse romaine. Elles est bien plus grande qu’un être humain normalement constitué, elle est belle. J’effleure sa main gauche, celle qui porte le blé. Son contact est froid. Brusque retour à la réalité. Je m’attendait, stupidement, à ce que les longs doigts livides sur lesquels des veines bleues courent soient doux et tièdes sous ma main. L’idole de pierre me fascine et m’effraie à la fois. Je fais demi-tour et me mets à courir. Une porte de bois aux battant entrouvers, encadrée d’une arche de pierre, marque l’entrée du temple, par laquelle un peu de lumière pénètre. Je la franchis… Et stoppe brutalement. Recule de quelques pas. Observe plus attentivement l’arche. Le pierre est blanche et polie, toute neuve. Mais là, à la hauteur de mon visage, sont distinctement gravés des signes en tout petit. Les mêmes, exactement les mêmes, que ceux que j’ai vu inscrits sur l’arche romaine en ruine avant de m’évanouir. En fait… c’est cette arche. Sauf… sauf qu’elle n’est pas en ruine. Je ne comprends pas, je ne veux pas comprendre. Je veux retrouver le groupe. Purger mes heures de colle. Je quitte le temple. Devant moi sont alignées d’immenses colonnes. Style corinthien. Ou pas. Je n’ai pas suivi cette leçon non plus. J’avance vers l’une d’elles et manque tomber dans les pommes de nouveau. Devant moi s’étalent de monumentales marches blanches. La lumière aveuglante s’y reflète et m’éblouit. Mais pas au point de ne pas voir le bas de cet escalier immense. À son pied grouille une foule bigarrée. Une foule disparate qui crie et qui court.
Ces gens, qui qu’ils soient, ne sortent pas du vingt et unième siècle.


  1. menthe écrit:

    Alors, ça devient pas intéressant ça ? Non ? même pas un peu ?
    Ah bon. ^^

    Citer | Posté 28 septembre, 2008, 16:36
  2. Stella écrit:

    C’est un re-back de « retour vers le passé ? »

    Citer | Posté 17 octobre, 2008, 18:04
  3. menthe écrit:

    eh ouiii ! Hum, je me répète dans les scénarios, mais bon… bientôt la suite car internet à l’air plus stable ces temps-ci !

    Citer | Posté 22 octobre, 2008, 17:31
  4. menthe écrit:

    ( wah Louise t’es nulle,  » un temple rectAgulaire », hahahahaa )

    Citer | Posté 26 octobre, 2008, 21:04

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